1. La réduction des gaz à effet de serre (GES)
La solution la plus efficace pour protéger notre climat est de réduire fortement les émissions de GES dans tous les secteurs. Nous appelons donc les pays développés à prendre leurs responsabilités. Nous exigeons de :
- Limiter la hausse de la température moyenne mondiale à 1,5°C par rapport à 1850 ;
- Stabiliser la concentration de CO2 dans l’atmosphère à 350 ppm ;
- Réduire les émissions de GES de 40% pour 2020 par rapport à 1990 ;
- Avoir pour objectif de diminuer les émissions de GES de 95% pour 2050 par rapport à 1990
2. Déforestation
Les forêts constituent d’importants réservoirs de carbone car les arbres captent et stockent du CO2. Des millions d’hectares de forêts disparaissent tous les ans à cause de l’expansion agricole, du développement d’infrastructures, etc. La déforestation représente environ 20% des émissions mondiales de CO2 et elle engendre de nombreuses conséquences désastreuses (perte de biodiversité, déplacement de populations, etc. ).
=>écolo j considère que l’accord de Copenhague doit inclure un mécanisme financier visant à mettre un terme à la déforestation et la dégradation des forêts d’ici 2020. Les réductions d’émissions ainsi obtenues doivent être additionnelles (et non soustraites) aux réductions d’émissions des pays industrialisés.
3. Financement
Les pays industrialisés sont responsables des émissions passées de GES et restent encore maintenant de grands émetteurs. Ils possèdent en outre des ressources financières et technologiques. Ils doivent par conséquent aider les pays en développement, plus vulnérables et premières victimes du changement climatique, à réduire leurs émissions et à s’adapter aux impacts à venir.
=>écolo j suit les différents experts et les ONG, et réclame qu’au moins 110 milliards d’euros par an de fonds publics doivent être mobilisés d’ici 2015 pour mettre en place des mesures de réduction des émissions et soutenir l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. L’Union Européenne devrait financer un tiers de cette somme (35 milliards d’euros par an). Cette somme doit être prévisible, durable, transparente et additionnelle aux autres transferts financiers, liés notamment à la coopération au développement.
4. Protocole de Kyoto
Le protocole de Kyoto a montré ses limites et nécessite d’être réformé. Le nouvel accord post-Kyoto doit inclure des mécanismes plus stricts et des objectifs plus ambitieux. Il nécessite aussi une participation par le plus grand nombre de pays possible.
=> écolo j considère que le nouvel accord doit respecter le principe de responsabilité différenciée. Les pays ne doivent pas participer à l’effort de la même manière. Par ailleurs écolo j estime que le nouvel accord doit aussi envisager des objectifs contraignants pour les pays émergents (Brésil, Chine,Inde). Les Etats-Unis doivent eux aussi participer pleinement à la lutte contre les changements climatiques en ratifiant le nouvel accord.
5. Mécanisme pour un développement propre (MDP)
Jusqu’à présent le mécanisme pour un développement propre (un des trois mécanismes de flexibilité) a généré des projets dans un nombre restreint de pays (Chine, Brésil et Inde) et n’a pas réellement contribué au développement durable de ceux-ci.
=> écolo j considère qu’à partir de 2013, le MDP doit être limité aux pays en développement dits moins avancés disposant d’une capacité limitée à réduire leurs émissions de GES. Il doit de plus tenir compte du développement durable et le nucléaire, la capture et la séquestration du carbone ne peuvent être éligibles pour le MDP.
Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus et bien comprendre la conférence de Copenhague, un mémorandum est disponible sur demande à Antoine (antoine.terwagne@ecoloj.be).