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Cop 15, 15 jours après

Deux semaines après mon retour de Copenhague, j’ai voulu me repencher sur ce sommet avec un peu de recul. Au départ, je partais confiante. Si, si, je vous assure. D’ailleurs quand on me posait la question « Qu’attends-tu de ce Sommet ? » ou « Es-tu optimiste ? », je répondais que oui, je restais optimiste. Sinon, à quoi bon de partir deux semaines à 900 km au nord, alors que des gens « normaux » auraient pris deux semaines de congé pour partir à 900km au sud, loin de Bruxelles mais plus proche du soleil.

Cop 15  nième tentative de compréhension

Hopenhague, qu’ils disaient. Il faut savoir que partout dans les rues de Copenhague des messages forts d’espoir arboraient les rues, les stations de métro, les façades de magasins. Tout était fait pour qu’on y croie. Cependant, Hopenhagueest passé et c’est Flopenhaguequ’on retiendra.

Suis-je toujours si optimiste ? Oui. Néanmoins, je reste dubitative face au blocage politique. Qu’est-ce qui bloque ? Les faits sont pourtant bien là. Les chiffres aussi. Et tout le monde aime les chiffres, non ? Dans les jours qui ont suivi la Cop15 les réactions ont fusé. Les scientifiques grinçaient des dents, on a l’impression qu’ils se retenaient. J’ai par ailleurs toujours admiré leur calme. D’autres se seraient déjà fâchés, auraient gueulé, déchiré leurs notes, jeté d’un geste spontané et nerveux leur verre d’eau à la figure du présentateur tv. Mais le scientifique reste calme, impassible. Niveau pollution sonore, à Copenhague comme ailleurs, la société civile avait pris le relais. Il y a deux semaines, les ONG, les jeunes, les syndicats hurlaient à s’arracher les poumons dans le froid danois. Comme pour crier ce que les scientifiques leur soufflaient à l’oreille. Ils le criaient à ceux qui ne voulaient toujours pas l’entendre. “There is no Planet B“!

Des cris et des chiffres. Attention, loin de moi l’idée de dénoncer ces deux attitudes, je ne critique ni le calme ni l’hystérie, je tente juste de comprendre. Comprendre quelle est la meilleure stratégie ? Qui est le plus écouté, le plus entendu ? Sans doute faut-il un peu des deux : un peu de cris, un peu de chiffres. En attendant, ça bloque toujours, mais où ?

Et si ça bloquait au niveau de l’écoute, au niveau du récepteur. La faute aux politiques donc! Ha, voila, c’était  pourtant si facile, j’aurais pu y arriver toute seule ! Merci. Oui, c’est la faute aux politiciens. C’est à eux que s’adressent les slogans et les grincements de dents. Ils ont peur de prendre des mesures contre le changement climatiques car s’ils les prennent, ils ne seront plus réélus. « Change the Politics, not the Climate » disait l’un des slogans à la manif de samedi 12 décembre dernier. Mais un homme ou une femme politique courageux ça ne fait pas long feu, c’est bien connu ! Et nous voila face à un nouveau blocage.

Mais le bocage est-il uniquement politique ? N’est-ce pas notre faute à tous ? Politiciens, non politiciens, jeunes, moins jeunes, syndicalistes, anarchistes, lobbyistes ? Nous avons tous autant que nous sommes une responsabilité et par conséquent, nous devons tous agir afin de faire bouger les choses.

C’est donc à nous, tous, d’initier ce changement. Et mon optimisme vient de là je pense. Si nous devions attendre qu’Obama, Sarko, Hu, Hugo, Paul et les autres se chargent de tout régler pour la planète, nous aurions le droit d’être pessimiste. Car nous pourrions attendre la Cop115 pour se rendre comptent que les scientifiques ne grincent plus des dents, que les jeunes ne crient plus dans les rues. Et de fait, il n’y aura plus de scientifiques, encore moins de jeunes hurlant dans les rues et si cela se trouve, même plus de rues. N’ayons pas peur de ce changement, on le surestime bien trop souvent. Si l’on agit vite, dès aujourd’hui, ça sera même plus facile. Je vous le promets, il n’y aura pas de retour au Moyen Age, pas de manivelle pour faire fonctionner la Tv, pas de douche à l’eau froide, pas d’interdiction de manger de la dinde à Noël car le monde entier sera devenu végétarien par obligation. Rien de tout cela, promis.

Nous sommes à présent en 2010, l’année de la Cop 16. Aiguisons donc les dents des scientifiques et continuons à crier à l’oreille de nos hommes et femmes politiques. Crions mais agissons surtout. Tout reste possible. Et oui, je reste optimiste.

Laurence Willemse

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Le 11 de base de la COP15

Petit résumé de Thomas et Pierre, du CJCF, qui étaient sur place, à Copenhague, pendant tout le sommet.

La COP c’est comme une coupe du monde. Un grand show suivi partout dans le monde. Et puis les similitudes avec le football sont parfois falgrantes. La COP c’est très tactique et stratégique. On y parle d’un tel qui tackle un tel, d’un membre qui combine avec un autre, d’un défenseur, d’offensives, d’attaques sur les ailes, de coups au moral, d’arrêts, de blessés ou de frustrés.

Alors il nous a semblé bon d’établir le 11 de base, à savoir celui qui a été au meilleur niveau pendant les deux semaines de compétition.

Gardien : Arabie Saoudite : Bloque tout, arrête tout. Ne laisse rien passer. Un gardien parfait.

Défenseur droit : Umbrella (Etats-Unis, Russie, Australie, Canada,…) : Le meilleur défenseur des droits des polleurs à continuer à polluer.
Défenseur central: Yvo De Boer.  Secrétaire générale de la convention-cadre des nations unies. Sans conteste le meilleur défenseur de la cause, de la convention-cadre sur les changements climatiques.
Défenseur central : Connie Hedegaard. A tout fait pour défendre la cause perdue d’avance : un accord juridiquement contraignant. S’est fait remplacée injustement par Rasmussen à la mi-temps. Lequel a du être remplacé en fin de partie tant il était ridicule sur toute la ligne.
Défenseur gauche : Vénézuela. Défend une position et s’accroche à celle-là : la fin du capitalisme. Peu importe les changements climatiques. L’objectif est de mettre un terme à l’hégémonie des Etats-Unis. Et si on peut continuer à tirer le maximum de la vente du pétrole tant mieux.

Milieu défensif : L’empire du milieu : La Chine. Contrôle tout. Stoppe les offensives, discrète, hargneuse, aggressive quand il le faut. Une des pièces maîtresses sur le terrain.
Milieu droit : Les Etats-Unis. A réalisé de très bon relais avec le milieu défensif. S’est montré très à l’aise sur la droite du terrain. N’a pas tenté la moindre incursion ni au centre ni à gauche. Prétend avoir sauvé l’équipe d’une défaite cuisante. Jusqu’au dernier moment on a pensé à une combinaison avec le milieu gauche mais il n’en fut rien.
Milieu offensif : Les ONG. Ont tout tenté. Ont tout fait. Ont apporté la créativité, les idées, les bonnes intentions même si parfois les ONG tentaient le dribble de trop. Ont tenté de sauver l’équipe du naufrage. Ont montré un gros mécontentement lors de leur remplacement en milieu de deuxième mi-temps. Le retrait des ONG du terrain n’a pas amélioré du tout la situation de l’équipe.

Milieu gauche : L’Europe. A tenté les relais mais en vain. A provoqué, proposé des solutions mais sans succès. A parfois passé trop de temps à rentrer dans le centre, jouer en déviation avec ses partenaires mais n’a jamais vu la balle en retour. Manque de préparation et d’entraînement flagrant.


Attaquant
: Tuvalu. A tout fait pour y aller à fond en première mi-temps. A provoqué, tenté le tout pour tout au point d’avoir une attitude osée. A noter, en première mi-temps Tuvalu a menacé de quitter le terrain car n’appréciait pas le jeu développé par le reste de l’équipe. On ne sait pas du tout quel fut le discours du coach à la mi-temps mais la deuxième mi-temps Tuvalu n’a plus rien fait. Remplacé par les ONG sans accréditation en milieu de deuxième mi-temps.
Buteur : Le buteur peut être invisible et ne rien faire de tout le match mais apparaître à un moment et mettre son goal. L’Inde a été de tout grand buteur. Pas vu, pas entendu pendant toute la partie. Voilà qu’elle parvient à marquer l’emprunte de la partie au dernier moment avec une action digne des plus grands buteurs.

Remplaçants n’ayant pas joué :

La Belgique : Leterme et Magnette : elle tenait la forme de sa vie paraît-il. Elle a tout fait pour convaincre le coach de la faire monter. Mais le coach n’a pas trop fait attention aux remarques de la Belgique. Il ne savait pas trop où la placer vu que la Belgique ne sait pas elle-même où est sa meilleure place. Parfaite en revanche pour les journalistes.
L’Afrique : A part l’Afrique du Sud, le continent est de nouveau resté l’entièreté de la partie sur le côté. Quand pourra-t-elle montrer ce qu’elle vaut ?
Bangladesh-Somalie-Népal : Espéraient jouer un rôle dans la partie mais sont beaucoup trop léger pour ce niveau.
Biélorussie : S’est échauffé tout le match pensant qu’elle pourrait jouer un rôle majeur dans la partie. Un peu prétentieuse car honnêtement elle n’a pas le niveau.
Ukraine : Le remplaçant idéal en cas de défection du milieu défensif, du gardien, du défenseur droit et milieu droit. Sa polyvalence est un atout. N’a pas du monter au jeu mais reste un joker idéal.

Le grand absent
: La Russie. Pas vu, pas entendu, pas lu. La Russie est restée d’une discretion sans commune mesure. On ne sait même pas si elle est arrivée à temps pour la partie car son coin de vestiaire (traduction: espace de la délégation au Bella Center) est resté désespérément vide tout le match.

Le coach adjoint : La presse. A très bien exécuté sa tâche en recadrant les joueurs, les remplaçants. Utilise parfois des méthodes de motivation assez limite. A donné ce qu’elle a pu pour faire de cette partie l’une des plus grandes de l’histoire. Déçue, la presse a décidé de prendre du recul par rapport aux changements climatiques et d’aller coacher une autre équipe pendant un temps (la neige, Noël, les opérateurs de GSM qui préparent le jour du nouvel an et des sms envoyés par tout le monde ont tous les trois déclarés être intéressés par les services du démissionaire).

Le coach principal: L’argent (la surconsommation, les lobby, la politique du court termisme, inégalités, distorsion de la concurrence, le pétrole et le nucléaire).

Pierre Messi et Thomas Zidane

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Dites “COP15″ pour les intimes

Les changements climatiques concernent l’entièreté de la planète. Pas un continent, pas un pays ne seront épargnés par le réchauffement, la montée des eaux et les autres conséquences environnementales causées par la pollution et nos actuelles habitudes de vies.
Ceci n’est plus à prouver. Si certains de ces changements sont maintenant irréversibles, il nous reste la possibilité de les restreindre.
Au-delà des gestes que tout un chacun peuvent adopter pour maîtriser son « empreinte écologique », c’est aussi aux responsables politiques de légiférer et de trouver des  solutions acceptables et durables.
En décembre, c’est à l’échelle mondiale que le débat se posera lors de la conférence sur le climat, organisée par les Nations-Unis. Pendant deux semaines, les chefs d’état se pencheront sur les suites à donner au « protocole de Kyoto ». Ils tenteront de tomber sur un accord ambitieux sur les questions environnementales.

Benoit Hellings, politologue de formation et sénateur Ecolo, nous éclaire à ce sujet. (interview réalisée par Chloé)

Benoit, quels sont les principaux enjeux de la prochaine conférence des Nations-unis qui se déroulera à Copenhague ?

Copenhague ne sera vraisemblablement pas la fin mais le début d’un processus. Ce processus doit amener tous les pays du monde à parvenir à terme à un accord contraignant qui mène à une réduction drastique de leurs émissions de gaz à effet de serre. Si on veut réellement stabiliser le réchauffement climatique, c’est bien plus que les 20% de réduction avancés qu’il faudra atteindre. On verra ce qui se passera à Copenhague. Mais résultat ou pas là-bas, on devra continuer à négocier. Un échec à Copenhague ne veut pas dire qu’on ne peut pas imaginer un accord plus tard.

Y a-t-il des pays qui ont une influence plus importante que d’autres lors des négociations ?

C’est évident que les USA et l’UE vont jouer un rôle moteur mais dans le monde d’aujourd’hui, devenu multipolaire, l’implication de grands pays comme la Chine ou l’Inde est indispensable. C’est certainement là que très se trouve la clé de la négociation : réussir à convaincre ces pays émergents de la nécessité d’une réduction de leurs émissions … sachant que si rien  n’est préventivement décidé, leurs émissions seront encore plus importantes que celles des pays dits  développés, vu la taille de leur population. Selon Ecolo, il est fondamental que des mesures d’aide soient spécifiquement dédiées aux pays en voie de développement pour leur permettre de pourvoir connaître un développement économique sans ou avec peu de carbone. Il vaut mieux prévenir que guérir.

Les décisions politiques doivent-elles se prendre uniquement au niveau mondial ?

Il est nécessaire d’avoir un objectif ambitieux au niveau mondial pour ensuite relier toutes les politiques nationales et/ou régionales à cet objectif commun. C’est très enthousiasmant d’avoir un projet politique universel, c’est ce qui crée le pour la première fois dans l’histoire de l’humanité une citoyenneté mondiale.

Aura-t-on la garantie que les décisions qui seront prises seront respectées par les états ?

Si les Etats s’engagent, ils seront tenus de respecter les traités qu’ils ont signés. Tout l’enjeu est de faire signer un maximum d’Etats … et c’est là que ce sera difficile.

En tant que sénateur Ecolo, comment peux-tu agir pour impulser les changements escomptés ?

Les députés et sénateurs Ecolo-Groen! se battent comme des lions dans leurs assemblées pour que celles-ci adoptent une résolution demandant au gouvernement de négocier l’accord le plus ambitieux possible à Copenhague. Mais le vrai pouvoir de négociation – soyons clairs – il est entre les mains des ministres de l’environnement. Heureusement, les ministres wallon et bruxelloise de l’Environnement sont Ecolo, il ne nous reste plus qu’à tenir Paul Magnette à l’œil au niveau fédéral, mais compte sur nous !

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Génération Copenhague

Génération Copenhague – Article paru dans le Métro du 3 décembre 2009
Article sur les représentants du Conseil de la Jeunesse dans la délégation belge, dont Thomas !

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Retour de la conférence sur les réfugiés environnementaux

Par Cécile Grétry – écolo j Liège

Alors que les Nations Unies doivent se réunir le mois prochain à Copenhague pour discuter des changements climatiques et de l’après Kyoto, ecoloj a voulu rappeler l’importance que cette thématique avait à ses yeux en organisant une conférence en collaboration avec différents cercles étudiants de l’université de Liège. Plutôt que d’insister à nouveau sur la nécessité d’objectifs communs mondiaux en matière de réduction des gaz à effet de serre, écolo j voulait aborder un autre aspect du problème : les réfugiés environnementaux.


Il est très peu connu que le réchauffement climatique sera la cause de la migration de nombreuses personnes dans le monde, une vague migratoire déjà existante. Pour disserter de ce sujet, les organisateurs avaient réunis plusieurs intervenants de grande qualité : Pierre Ozer, docteur en géographie, spécialisé dans les problèmes climatiques ; Jean-Pierre Jacques, avocat au barreau de Liège, spécialiste du droit international ; Eric Wynants, coordinateur de l’ASBL Point d’Appui, acteur de terrain qui s’occupe des sans-papiers ; et François Gemenne, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales et chercheur qualifié FNRS attaché au CEDEM.

Tout le monde ou presque s’accorde désormais pour reconnaitre que le réchauffement climatique est causé par l’homme. Cependant, nous ne sommes pas tous égaux devant cette situation. Si les pays industrialisés sont les principaux initiateurs de cette crise, les effets touchent par contre prioritairement les pays les plus pauvres. Ainsi, certaines îles risquent de se voir amputées d’une partie de leurs terres, voire de disparaitre complètement de la carte. De même, les zones de désertification où toute culture est impossible vont s’étendre progressivement. Si les pays riches et industrialisés ne seront pas épargnés par les catastrophes climatiques, leur santé économique leur permettra de se prémunir contre elles, du moins en partie. Ainsi les Pays-Bas ont déjà commencé à anticiper l’augmentation du niveau de la mer depuis les grandes inondations de 1953.

Les migrations vont donc concerner une grande partie de la planète et elles ont déjà lieu. S’il est vrai que la plupart de celles-ci  sont des migrations internes (les gens se réfugient dans une autre région de leur pays), une partie des migrants rejoignent d’autres nations, tels que les Etats-Unis ou les pays européens. Comment prendre en charge tous ces immigrés ? Le contexte actuel n’est pas favorable aux migrants, régulièrement refoulés aux frontières ou renvoyés chez eux. Certains ne survivent pas à leur voyage, particulièrement périlleux.

Au fil des guerres et des conflits, certains émigrés bénéficient d’une plus grande clémence dans leurs pays d’adoption qui leur octroient un titre de séjour. Il s’agit des réfugiés politiques. Cette notion a été définie en 1951 à Genève suite à la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, toute personne obligée de quitter son pays pour éviter des persécutions à cause de ses opinions peut demander asile dans les pays signataires de cette convention de Genève. Cependant, depuis plus d’un demi-siècle, la notion de réfugié politique n’a pas évolué. La notion de réfugié climatique n’existe pas ; elle n’est présente dans aucun texte législatif. Il existe donc un véritable vide juridique qui rend la défense de ce type d’immigrants particulièrement difficile, d’autant plus que ces migrés eux-mêmes ne se voient pas comme tels mais plutôt comme migrés économiques (Ils diront avoir quitté leur pays parce qu’ils ne savaient plus cultiver et ne relèveront pas les problèmes environnementaux liés). Pourtant, leur nombre va aller en augmentant dans les années à venir.

Pour éviter une immigration trop importante, les pays industrialisés reconnaissent que les pays sous-développés ont besoin d’une aide financière pour faire face aux dangers climatiques. Toutefois, il semble particulièrement difficile de parvenir à un accord chiffré sur ce point, tandis que l’aide apportée aux banques, pourtant elle aussi très onéreuse, n’a pas connu la même tergiversation.  Il serait bon que les décideurs se rendent compte de l’urgence, et cessent de n’agir, comme pour le sauvetage des banques, qu’une fois le problème devenu catastrophique.

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La FYEG

Présentation de la FYEG

La fédération des jeunes verts européens (FYEG : Federation of the Young European Greens), est une organisation de jeunesse, créée en 1988,  regroupant d’autres organisations de jeunes verts européens et qui constitue l’organisation de jeunesse officielle du Parti Vert Européen.

fyeg

L’objectif, à la création en 1988 de le FYEG en Belgique, était de promouvoir une Europe plus « verte » en encourageant l’entente et l’action mutuelle. L’organisation compte aujourd’hui 38 membres (dont écolo j). Parmi eux, les organisations de jeunesse des partis verts et des ONG environnementales jeunes.

Les activités de la FYEG sont variées et touchent bien évidemment à l’écologie politique, ce qui regroupe un large panel de thèmes, allant des transports à la démocratie, en passant par l’énergie, le social, la paix ou encore la migration.
Son travail se découpe en deux grosses parties : d’un côté, le lobbying sur le Parlement Européen, et de l’autre, des actions, en collaboration avec ses membres, pour expliquer et informer plus localement. La FYEG organise des séminaires, des débats politiques, etc…

La FYEG est gérée par un Comité Exécutif (de 9 membres), élu tout les ans lors d’une Assemblée Générale. Depuis 2007, elle est la branche jeune du Parti Vert Européen.

Son cheval de bataille est donc la justice sociale et environnementale, avec une vision positive sur l’Europe, ouverte sur les jeunes.

La FYEG enverra une petite délégation à Copenhague, dont une membre d’écolo j !

Pour en savoir plus, le site officiel de la FYEG et le blog consacré à Copenhague

La position officielle de la FYEG ici

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Qui sont les réfugiés environnementaux ?

refugiés environnementaux

Nous entendons de plus en plus souvent parler de « réfugiés environnementaux ». Mais au fond, à quoi renvoie cette notion ?

Il n’existe actuellement pas de définition officielle de la notion de réfugié environnemental. Certains organismes proposent une définition, mais aucun consensus n’a été trouvé pour une définition commune.

Certains auteurs utilisent indifféremment les concepts de « réfugiés environnementaux » et de « réfugiés climatiques ». Cependant, selon François Gemenne [1] , il existe une légère distinction entre les deux notions. Les réfugiés climatiques sont les personnes qui se déplacent suite au changement climatique. La notion de réfugiés environnementaux correspond à une catégorie plus large puisqu’elle renvoie aux personnes qui se déplacent suite à « des catastrophes naturelles, des accidents industriels, des projets de développement, des phénomènes de désertification et de déforestation, etc. » [2] Ces formes de migrations existent depuis toujours : des catastrophes naturelles (par exemple un tremblement de terre) provoquent des déplacements de personnes depuis l’Antiquité. Les réfugiés climatiques représentent donc une nouvelle catégorie de migrants, contenue dans la notion plus vaste de réfugiés environnementaux.

La difficulté de proposer une définition commune réside dans le fait que la notion de réfugiés environnementaux englobe des réalités fort différentes : Certaines personnes doivent quitter d’urgence leur village suite à une catastrophe naturelle (ouragan, tsunami). D’autres personnes prennent le temps de réfléchir à leur départ car celui-ci est lié à un processus à moyen ou long terme (désertification, déforestation). La migration est alors mûrement réfléchie et planifiée. Certains sont obligés de quitter leur habitat ; ils n’ont pas d’autre choix pour leur survie. On parle alors de migrations forcées. D’autres font le choix de cette décision ; il s’agit alors de migrations volontaires. Certains déplacés reviennent chez eux après un certain temps (court ou long). D’autres ne retournent jamais dans leur ancienne habitation. Certains franchissent des frontières internationales. D’autres (la plupart) quittent leur village, leur ville mais restent dans les frontières de leur pays. Qu’est-ce qui rassemblent ces diverses situations ? Le point commun est que tous ces déplacements sont poussés par une dégradation de l’environnement proche des habitants.

Les liens qui peuvent exister entre les migrations et les dégradations de l’environnement sont très peu envisagés avant les années ‘70. A partir de cette époque seulement, on prend conscience des menaces que peuvent faire porter sur l’environnement les actions humaines. En 1972, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) est créé dans le but de protéger l’environnement. La notion de « réfugiés de l’environnement » apparait pour la première fois dans l’intitulé du rapport de ce programme, en 1985. Cette appellation, peu connue du grand public à l’époque de son apparition, commence à se répandre en dehors du milieu scientifique parallèlement à la prise de conscience des conséquences concrètes que peuvent amener les changements climatiques. En effet, les réfugiés environnementaux apparaissent alors comme les premières victimes de ce dérèglement global.

Les réfugiés environnementaux reflètent une réalité bien actuelle : des dégradations de l’environnement provoquant d’importants déplacements de personnes peuvent être observées aujourd’hui sur tous les continents. Quelques exemples : l’ouragan Katrina, qui a dévasté la Louisiane (Nouvelle-Orléans) durant l’été 2005, a déplacé 1,5 million d’habitants. Le Tsunami, qui ravage en décembre 2004 l’Asie du Sud-Est a poussé à l’exode plus de 2 millions de personnes. La montée du niveau des eaux menace de nombreuses régions deltaïques et côtières, ainsi que plusieurs îles. L’exemple le plus parlant est sans doute l’Etat de Tuvalu, composé de 9 atolls coralliens dans l’Océan Pacifique Sud, et dont le point culminant est situé à 5 mètres de haut. Selon les experts, ces atolls pourraient être complètement submergés d’ici 2050. C’est le milieu de vie d’une dizaine de millions d’habitants qui disparaitrait.

Au niveau des prévisions, les estimations sur le nombre de réfugiés environnementaux d’ici 2050 varient de 150 millions à un milliard de personnes ! Prévoir le nombre de réfugiés de l’environnement dans les prochaines années est un exercice périlleux vu l’absence de critères précis déterminant les conditions de cette appellation. D’autre part, nous savons que les facteurs qui mènent à la décision de migrer sont généralement multiples et liés entre eux : facteurs politiques, économiques, environnementaux, culturels.

Aujourd’hui, les réfugiés environnementaux ne constituent pas une catégorie reconnue et protégée de migrants, contrairement aux réfugiés politiques. Ce qui signifie que ces personnes déplacées suite à des bouleversements environnementaux ne peuvent prétendre au statut de réfugié. En effet, ce statut protège des personnes qui quittent leur pays suite à une persécution d’ordre politique. Les réfugiés environnementaux ne remplissent pas les deux conditions nécessaire à l’obtention du statut de réfugié : ils ne franchissent pas automatiquement de frontière internationale (certains migrent au sein même de leur pays, d’une région à l’autre) et leur décision de partir n’est pas liée à une forme de persécution politique.

La protection dont ces personnes peuvent bénéficier est dès lors très aléatoire. L’assistance de l’Etat fait généralement défaut. Une aide peut être apportée dans certains cas par des organisations internationales. Mais ces aides sont généralement ponctuelles et accomplies dans l’urgence. Peu de stratégies sont prévues pour organiser la reconstruction durable et la réinstallation sur le long terme de ces personnes déplacées indépendamment de leur volonté.

D’où la question actuelle sur la nécessité de proposer une aide internationale à ces migrants et, éventuellement, de reconnaitre un statut juridique propre aux réfugiés environnementaux. Il s’agirait d’un outil de protection des populations déplacées suite à des dégradations de l’environnement.

L’Homme n’est pas tout-à-fait étranger à ces dégradations et bouleversements : bon nombre d’entre eux sont liés à l’impact de l’action humaine sur l’environnement. Se pose alors la question des responsabilités…

Les phénomènes de dégradations de l’environnement et de flux migratoires dépassent le cadre local ou national ; les réponses à y apporter doivent avoir une portée internationale.

La communauté internationale doit d’une part prendre des dispositions pour lutter contre les changements climatiques, et donc réduire l’ampleur du phénomène des migrations liées à des dégradations de l’environnement. D’autre part, la communauté internationale doit prévoir les conséquences de ces changements climatiques, et notamment les flux migratoires qui y sont liés. C’est notamment ces avancées que nous attendons de COP 15, la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se déroulera à Copenhague en décembre 2009.


Pour aller plus loin :

Gemenne François, “Migrations et environnement : brève introduction à une relation méconnue et souvent négligée », dans la revue Etopia n°3 Autonomie et Ecologie, 2007. http://www.etopia.be/spip.php?article595

Patrick Gonin et Véronique Lassailly-Jacob, « Les réfugiés de l’environnement », Revue européenne des migrations internationales, vol. 18 – n°2, 2002. http://remi.revues.org/index1654.html. (28 octobre 2009.)

Notes
[1] François Gemenne est chargé de recherche FNRS, chercheur au CEDEM-ULg (Centre d’études de l’ethnicité et des migrations) et à l’IDDRI-Sciences Po Paris (Institut du développement durable et des relations internationales).

[2] Gemenne François, “Migrations et environnement : brève introduction à une relation méconnue et souvent négligée », dans la revue Etopia n°3 Autonomie et Ecologie, 2007, p.218.

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Pourquoi trouver un accord à Copenhague ?

Pourquoi trouver un accord à Copenhague ?

  • Le protocole de Kyoto couvre la période 2005-2012, il faut donc un accord pour la période 2012-2020. Cet accord doit contenir des objectifs clairs et chiffrés. Il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour que l’augmentation de la température moyenne de notre planète soit inférieure à 2°C d’ici la fin du siècle.
  • Pour éviter que les conséquences des changements climatiques soient dramatiques et irréversibles. Le climat n’attend pas, plus on repoussera un accord international, plus le danger sera grand.
  • Pour éviter que des milliers de personnes soient contraint de fuir leur pays subissant des catastrophes climatiques. Si nous agissons maintenant, avec notamment, en plus des réductions de nos émissions de gaz à effet de serre, une aide financière forte pour les pays en voie de développement, des milliers de personnes pourront rester dans leur pays.
  • Pour éviter un accroissement des inégalités économiques et sociales. Si un accord dort n’est pas conclu, les pays en voie de développement auront l’impression que les pays industrialisés les délaissent. L’inégalité Nord-Sud sera encore plus grande.
  • Pour montrer que, face aux dangers, la communauté internationale, du Nord comme du Sud, sait réagir et prendre les mesures difficiles qui s’imposent. Les négociations ne seront pas facile, et des compromis devront être trouvés pour satisfaire le plus grand nombre. Mais nous n’avons plus le temps de négocier, il faut agir, vite et bien ! Pour notre futur, les dirigeants du monde doivent prendre des mesures fortes, qui assureront un avenir durable aux Hommes.

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Historique des Conférences des Parties

Copenhague est la 15ème Conférence des Parties (COP) sur le changement climatique de l’ONU.

Historique complet des COP

1990 : L’Assemblée Générale de l’ONU décide d’élaborer une convention sur les changements climatiques suite à un rapport du GIEC (Groupe d’experts environnementaux sur l’évolution du climat)

1992 : Sommet Planète Terre, à Rio (Brésil). 154 pays signent la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC). D’autres pays ont signés cette Convention plus tard (total de 192 pays signataires). Cette convention donne, entre autres, des recommandations aux pays pour réduire leur émission de gaz à effet de serre. Il y est décider de tenir une conférence chaque année, cette conférence est appelé « Conférence des Parties » (COP)

1995 : 1er Conférence des Parties (COP1) à Berlin (Allemagne).  Il y est décidé de mettre en place une série de mesure pour permettre aux pays de réduire leurs émissions de gaz nocifs.

1996 : 2ème conférence des Parties (COP2) à Genève (Suisse). Elle examine le deuxième rapport du GIEC et décide que chaque pays est libre de choisir les solutions les mieux adapté à sa situation pour faire face au changement climatique. Il y est aussi décidé de faire une convention plus contraignante, avec des objectifs précis.

1997 : 3ème conférence des Parties (COP3) à Kyoto (Japon). C’est à cette conférence que va sortir le Protocole de Kyoto. Il introduit des objectifs contraignants pour les pays les plus industrialisés. Ce protocole n’entrera en vigueur qu’en 2005 (et est de vigueur jusqu’en 2012), en ne sera pas signé par les 192 signataires de la CCNUCC.

1998 : 4ème Conférence des Parties (COP4) à Buenos Aires (Argentine). Cette réunion a surtout soulevé des questions diverses sur le Protocole de Kyoto. Il est décidé de travailler pendant deux ans pour clarifier le Protocole.

1999 : 5ème Conférence des Parties (COP5) à Bonn (Allemagne). Dans la continuité de la COP4, on discutera de points techniques du Protocole de Kyoto.

2000 : 6ème Conférence des Parties (COP6) à La Haye (Pays-Bas). Cette conférence est marquée par un désaccord notamment entre l’Europe et les USA. Un compromis ne put être trouvé et il fut décidé de repousser à 6 mois la conférence. Il a aussi été remarqué qu’aucune sanction n’était prévue pour les pays qui ne respectaient par le Protocole.

2001 : 6ème Conférence des Parties bis (COP6bis) à Bonn (Allemagne). G.W. Bush, nouvellement élu président des USA, rejette complètement le Protocole de Kyoto. Les USA ne prendront pas part aux négociations lors de la conférence. Un accord fut trouvé sur plusieurs questions (notamment celle des sanctions).

2001 : 7ème Conférence des Parties (COP7) à Marrakech (Maroc). Toutes les modifications et précisions au Protocole de Kyoto furent assemblées dans un document intitulé « Accords de Marrakech »

2002. 8ème Conférence des Parties (COP8) à Delhi (Inde). L’Europe voulait un accord plus fort, mais n’a pas su trouver assez d’appui.

2003 : 9ème Conférence des Parties (COP9) à Milan (Italie). On rediscuta encore de certains points techniques du Protocole de Kyoto.

2004 : 10ème Conférence des Parties (COP10) à Buenos Aires (Argentine). Avant même l’entrée en vigueur de Kyoto, les Parties commencèrent à parler de l’après Kyoto (à partir de 2012).

2005 : 11ème Conférence des Parties (COP11) à Montréal (Canada). Ce fut la première réunion annuelle depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. La réunion des membres de la Convention fut complétée par la réunion des pays ayant ratifiés le Protocole de Kyoto. Ceux qui avaient signé la Convention sans signer Kyoto ont le statut d’observateurs lors de ces réunions. On parla surtout de l’après Kyoto.

2006 : 12ème Conférence des Parties (COP12) à Nairobi (Kenya). Les prémisses d’un nouvel accord furent établit lors de cette conférence qui permis aussi de régler les tout derniers détails du Protocole de Kyoto.

2007 : 13ème Conférence des parties (COP13) à Bali (Indonésie). Cette réunion permit d’avancer sur l’après Kyoto, avec le rapport du GIEC, et la volonté des pays d’aller de l’avant. Cela débouchera sur un plan d’actions qui définit les paramètres de négociations pour un nouvel accord espéré lors de la COP15 à Copenhague.

2008 : 14ème Conférence des Parties (COP14) à Poznan (Pologne). Il y est décidé d’un calendrier de négociations en vue de Copenhague, et l’accent est mit sur la lute nécessaire contre la déforestation.

2009 : 15ème Conférence des Parties (COP15) à Copenhague (Danemark). Plusieurs réunions de négociations se sont succédé pour essayer de trouver un accord fort qui continuera l’effort du Protocole de Kyoto.

cocpenhagueJ

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Pour Copenhague, écolo j se bat !

Ce que écolo j revendique dans l’accord de Copenhague…

Pour écolo j, les pays industrialisés doivent s’engager à Copenhague à réduire collectivement leurs émissions d’au moins 40 % d’ici 2020 (par rapport à 1990).

Pour écolo j, la lutte mondiale contre les changements climatiques doit être progressivement étendue et les pays en développement doivent réduire collectivement l’augmentation prévue de leurs émissions de 15 à 30% d’ici 2020.

Pour écolo j, les pays en voie de développement doivent être aidés pour atteindre cet objectif. Avec au moins 110 milliards d’euros par an qui doivent être mobilisés par les pays industrialisés d’ici 2020 pour mettre en place des mesures de réduction des émissions et soutenir l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. L’Union Européenne devra participer massivement à cet aide, avec au moins 35 milliard d’euros.

Pour écolo j, l’accord de Copenhague doit impérativement inclure un mécanisme financier visant à mettre un terme à la déforestation et la dégradation des forêts d’ici 2020. Cela permettra d’obtenir des réductions d’émissions additionnelles.

Pour écolo j, le transport maritime et l’aviation internationale doivent être intégrés dans les efforts de réduction des gaz à effet de serre pour l’après-2012.

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