Petit résumé de Thomas et Pierre, du CJCF, qui étaient sur place, à Copenhague, pendant tout le sommet.
La COP c’est comme une coupe du monde. Un grand show suivi partout dans le monde. Et puis les similitudes avec le football sont parfois falgrantes. La COP c’est très tactique et stratégique. On y parle d’un tel qui tackle un tel, d’un membre qui combine avec un autre, d’un défenseur, d’offensives, d’attaques sur les ailes, de coups au moral, d’arrêts, de blessés ou de frustrés.
Alors il nous a semblé bon d’établir le 11 de base, à savoir celui qui a été au meilleur niveau pendant les deux semaines de compétition.
Gardien : Arabie Saoudite : Bloque tout, arrête tout. Ne laisse rien passer. Un gardien parfait.
Défenseur droit : Umbrella (Etats-Unis, Russie, Australie, Canada,…) : Le meilleur défenseur des droits des polleurs à continuer à polluer.
Défenseur central: Yvo De Boer. Secrétaire générale de la convention-cadre des nations unies. Sans conteste le meilleur défenseur de la cause, de la convention-cadre sur les changements climatiques.
Défenseur central : Connie Hedegaard. A tout fait pour défendre la cause perdue d’avance : un accord juridiquement contraignant. S’est fait remplacée injustement par Rasmussen à la mi-temps. Lequel a du être remplacé en fin de partie tant il était ridicule sur toute la ligne.
Défenseur gauche : Vénézuela. Défend une position et s’accroche à celle-là : la fin du capitalisme. Peu importe les changements climatiques. L’objectif est de mettre un terme à l’hégémonie des Etats-Unis. Et si on peut continuer à tirer le maximum de la vente du pétrole tant mieux.
Milieu défensif : L’empire du milieu : La Chine. Contrôle tout. Stoppe les offensives, discrète, hargneuse, aggressive quand il le faut. Une des pièces maîtresses sur le terrain.
Milieu droit : Les Etats-Unis. A réalisé de très bon relais avec le milieu défensif. S’est montré très à l’aise sur la droite du terrain. N’a pas tenté la moindre incursion ni au centre ni à gauche. Prétend avoir sauvé l’équipe d’une défaite cuisante. Jusqu’au dernier moment on a pensé à une combinaison avec le milieu gauche mais il n’en fut rien.
Milieu offensif : Les ONG. Ont tout tenté. Ont tout fait. Ont apporté la créativité, les idées, les bonnes intentions même si parfois les ONG tentaient le dribble de trop. Ont tenté de sauver l’équipe du naufrage. Ont montré un gros mécontentement lors de leur remplacement en milieu de deuxième mi-temps. Le retrait des ONG du terrain n’a pas amélioré du tout la situation de l’équipe.
Milieu gauche : L’Europe. A tenté les relais mais en vain. A provoqué, proposé des solutions mais sans succès. A parfois passé trop de temps à rentrer dans le centre, jouer en déviation avec ses partenaires mais n’a jamais vu la balle en retour. Manque de préparation et d’entraînement flagrant.
Attaquant : Tuvalu. A tout fait pour y aller à fond en première mi-temps. A provoqué, tenté le tout pour tout au point d’avoir une attitude osée. A noter, en première mi-temps Tuvalu a menacé de quitter le terrain car n’appréciait pas le jeu développé par le reste de l’équipe. On ne sait pas du tout quel fut le discours du coach à la mi-temps mais la deuxième mi-temps Tuvalu n’a plus rien fait. Remplacé par les ONG sans accréditation en milieu de deuxième mi-temps.
Buteur : Le buteur peut être invisible et ne rien faire de tout le match mais apparaître à un moment et mettre son goal. L’Inde a été de tout grand buteur. Pas vu, pas entendu pendant toute la partie. Voilà qu’elle parvient à marquer l’emprunte de la partie au dernier moment avec une action digne des plus grands buteurs.
Remplaçants n’ayant pas joué :
La Belgique : Leterme et Magnette : elle tenait la forme de sa vie paraît-il. Elle a tout fait pour convaincre le coach de la faire monter. Mais le coach n’a pas trop fait attention aux remarques de la Belgique. Il ne savait pas trop où la placer vu que la Belgique ne sait pas elle-même où est sa meilleure place. Parfaite en revanche pour les journalistes.
L’Afrique : A part l’Afrique du Sud, le continent est de nouveau resté l’entièreté de la partie sur le côté. Quand pourra-t-elle montrer ce qu’elle vaut ?
Bangladesh-Somalie-Népal : Espéraient jouer un rôle dans la partie mais sont beaucoup trop léger pour ce niveau.
Biélorussie : S’est échauffé tout le match pensant qu’elle pourrait jouer un rôle majeur dans la partie. Un peu prétentieuse car honnêtement elle n’a pas le niveau.
Ukraine : Le remplaçant idéal en cas de défection du milieu défensif, du gardien, du défenseur droit et milieu droit. Sa polyvalence est un atout. N’a pas du monter au jeu mais reste un joker idéal.
Le grand absent : La Russie. Pas vu, pas entendu, pas lu. La Russie est restée d’une discretion sans commune mesure. On ne sait même pas si elle est arrivée à temps pour la partie car son coin de vestiaire (traduction: espace de la délégation au Bella Center) est resté désespérément vide tout le match.
Le coach adjoint : La presse. A très bien exécuté sa tâche en recadrant les joueurs, les remplaçants. Utilise parfois des méthodes de motivation assez limite. A donné ce qu’elle a pu pour faire de cette partie l’une des plus grandes de l’histoire. Déçue, la presse a décidé de prendre du recul par rapport aux changements climatiques et d’aller coacher une autre équipe pendant un temps (la neige, Noël, les opérateurs de GSM qui préparent le jour du nouvel an et des sms envoyés par tout le monde ont tous les trois déclarés être intéressés par les services du démissionaire).
Le coach principal: L’argent (la surconsommation, les lobby, la politique du court termisme, inégalités, distorsion de la concurrence, le pétrole et le nucléaire).
Pierre Messi et Thomas Zidane